
En réaction à l’article de France Inter – « Le Mag de la vie quotidienne » du 20 octobre 2025, les parfums d’intérieur (bougies parfumées, encens, diffuseurs, sprays d’ambiance) sont régulièrement questionnés pour leurs émissions de composés organiques volatils (COV) et leurs impacts potentiels sur la qualité de l’air intérieur.
Ces préoccupations sont légitimes. Toutefois, lorsqu’il s’agit de parfums d’intérieur, la question clé n’est pas « naturel ou synthétique ? », mais bien : quel danger et quelle exposition représente le produit fini dans des conditions normales et raisonnablement prévisibles d’utilisation ?
Une idée largement répandue consiste à penser qu’un parfum d’intérieur serait moins préoccupant dès lors qu’il est formulé à partir de matières premières naturelles (la même croyance existe pour la cire). Cette approche est pourtant scientifiquement infondée.
La toxicité ne se déduit pas de l’origine des substances. Une molécule reste une molécule, quelle que soit son origine. Certaines substances naturelles présentent des profils toxicologiques sévères (irritation, sensibilisation, toxicité spécifique), tandis que des substances synthétiques peuvent être maîtrisées et sûres aux concentrations utilisées.
Il est essentiel de distinguer :
Cette distinction est fondamentale pour comprendre pourquoi l’origine des matières ne suffit pas à qualifier la sécurité d’un parfum d’intérieur.
Les émissions de COV et les niveaux d’exposition associés varient fortement selon la catégorie de parfum d’intérieur :
Chaque catégorie repose sur un mode de diffusion différent (combustion, évaporation, pulvérisation), entraînant des profils d’émission distincts.
… mais aussi au sein d’une même catégorie
Il est trompeur de généraliser au sein d’une même famille de produits. Deux bougies parfumées, par exemple, peuvent présenter des niveaux d’émission de COV très différents en fonction de multiples paramètres :
Ainsi, classer un parfum d’intérieur comme « plus ou moins toxique » uniquement sur la base de sa catégorie a une portée limitée : l’analyse doit se faire au niveau du produit fini.
Les différences observées entre produits sont largement dues :
Certaines réactions peuvent générer des sous-produits dont le profil toxicologique diffère de celui des substances initiales, ce qui justifie une approche prudente fondée sur des données.
Outre la formulation, des facteurs d’usage influencent fortement l’exposition :
Un parfum d’intérieur utilisé occasionnellement dans une pièce bien ventilée ne génère pas la même exposition qu’un produit diffusé en continu dans un espace confiné.
Les huiles essentielles sont souvent perçues comme rassurantes car naturelles. Pourtant, leur naturalité ne préjuge pas de leur sécurité.
Certaines huiles essentielles sont :
Le risque potentiel peut être accentué lorsque des substances odorantes sont brûlées (encens, bougies, brûle-parfums). La combustion peut modifier la composition chimique et générer des substances secondaires potentiellement préoccupantes.
Ainsi, un produit revendiqué « 100 % naturel » peut, selon les conditions d’usage et la formulation, présenter un niveau de risque supérieur à un produit formulé avec des substances synthétiques rigoureusement évaluées.
La seule manière scientifiquement robuste d’évaluer la sécurité d’un parfum d’intérieur repose sur une évaluation des risques sanitaires, combinant :
Cette approche correspond aux cadres méthodologiques utilisés dans les démarches réglementaires.
Il est essentiel de souligner que cette évaluation porte sur le produit fini tel qu’il est utilisé par le consommateur, et non sur des ingrédients pris isolément ou hors contexte.
C’est cette vision globale qui permet de conclure objectivement sur le niveau de risque réel.
L’évaluation des risques ne sert pas uniquement à conclure sur la sécurité d’un produit. Elle permet également de définir des mesures de gestion proportionnées, telles que :
Ces mesures contribuent à maîtriser l’exposition et à assurer un usage sûr, tout en fournissant une information claire et proportionnée.
Le règlement (UE) 2023/988 relatif à la sécurité générale des produits impose aux opérateurs économiques de ne mettre sur le marché que des produits ne présentant pas de risque inacceptable pour la santé et la sécurité des consommateurs.
Dans ce contexte, l’évaluation des risques appliquée aux parfums d’intérieur constitue une démarche :
Elle permet de dépasser les idées reçues et d’aborder la sécurité avec rigueur et objectivité.
Les débats médiatiques autour des parfums d’intérieur ont le mérite de sensibiliser le public, mais ils doivent éviter les raccourcis entre naturalité, origine des matières et toxicité.
La réalité est plus complexe : la sécurité d’un parfum d’intérieur ne se décrète pas, elle s’évalue.
Seule une évaluation des risques sanitaires, fondée sur le danger et l’exposition, permet de conclure sur l’absence de risque inacceptable dans des conditions d’usage définies, tout en respectant les exigences réglementaires européennes.
EcoMundo accompagne les marques, fabricants et distributeurs dans l’évaluation des risques, la gestion du risque et la conformité réglementaire des produits de parfumerie d’intérieur mis sur le marché européen.
👉 Vous souhaitez sécuriser votre mise sur le marché ou structurer votre démonstration de sécurité ?
Contactez EcoMundo pour un accompagnement sur mesure (évaluation des risques, justification scientifique, exigences réglementaires et documentation associée).
Non. L’origine ne permet pas à elle seule de conclure : le risque dépend du danger et de l’exposition.
Non. Elles varient fortement selon la formulation, le mode de diffusion et les conditions d’utilisation.
Parce qu’elle peut conduire à la formation de substances secondaires, et modifier le profil d’émission.
Une évaluation des risques sanitaires sur le produit fini, basée sur des scénarios d’usage représentatifs.
En réaction à l’article de France Inter – « Le Mag de la vie quotidienne » du 20 octobre 2025, les parfums d’intérieur (bougies parfumées, encens, diffuseurs, sprays d’ambiance) sont régulièrement questionnés pour leurs émissions de composés organiques volatils (COV) et leurs impacts potentiels sur la qualité de l’air intérieur.
Ces préoccupations sont légitimes. Toutefois, lorsqu’il s’agit de parfums d’intérieur, la question clé n’est pas « naturel ou synthétique ? », mais bien : quel danger et quelle exposition représente le produit fini dans des conditions normales et raisonnablement prévisibles d’utilisation ?
Une idée largement répandue consiste à penser qu’un parfum d’intérieur serait moins préoccupant dès lors qu’il est formulé à partir de matières premières naturelles (la même croyance existe pour la cire). Cette approche est pourtant scientifiquement infondée.
La toxicité ne se déduit pas de l’origine des substances. Une molécule reste une molécule, quelle que soit son origine. Certaines substances naturelles présentent des profils toxicologiques sévères (irritation, sensibilisation, toxicité spécifique), tandis que des substances synthétiques peuvent être maîtrisées et sûres aux concentrations utilisées.
Il est essentiel de distinguer :
Cette distinction est fondamentale pour comprendre pourquoi l’origine des matières ne suffit pas à qualifier la sécurité d’un parfum d’intérieur.
Les émissions de COV et les niveaux d’exposition associés varient fortement selon la catégorie de parfum d’intérieur :
Chaque catégorie repose sur un mode de diffusion différent (combustion, évaporation, pulvérisation), entraînant des profils d’émission distincts.
… mais aussi au sein d’une même catégorie
Il est trompeur de généraliser au sein d’une même famille de produits. Deux bougies parfumées, par exemple, peuvent présenter des niveaux d’émission de COV très différents en fonction de multiples paramètres :
Ainsi, classer un parfum d’intérieur comme « plus ou moins toxique » uniquement sur la base de sa catégorie a une portée limitée : l’analyse doit se faire au niveau du produit fini.
Les différences observées entre produits sont largement dues :
Certaines réactions peuvent générer des sous-produits dont le profil toxicologique diffère de celui des substances initiales, ce qui justifie une approche prudente fondée sur des données.
Outre la formulation, des facteurs d’usage influencent fortement l’exposition :
Un parfum d’intérieur utilisé occasionnellement dans une pièce bien ventilée ne génère pas la même exposition qu’un produit diffusé en continu dans un espace confiné.
Les huiles essentielles sont souvent perçues comme rassurantes car naturelles. Pourtant, leur naturalité ne préjuge pas de leur sécurité.
Certaines huiles essentielles sont :
Le risque potentiel peut être accentué lorsque des substances odorantes sont brûlées (encens, bougies, brûle-parfums). La combustion peut modifier la composition chimique et générer des substances secondaires potentiellement préoccupantes.
Ainsi, un produit revendiqué « 100 % naturel » peut, selon les conditions d’usage et la formulation, présenter un niveau de risque supérieur à un produit formulé avec des substances synthétiques rigoureusement évaluées.
La seule manière scientifiquement robuste d’évaluer la sécurité d’un parfum d’intérieur repose sur une évaluation des risques sanitaires, combinant :
Cette approche correspond aux cadres méthodologiques utilisés dans les démarches réglementaires.
Il est essentiel de souligner que cette évaluation porte sur le produit fini tel qu’il est utilisé par le consommateur, et non sur des ingrédients pris isolément ou hors contexte.
C’est cette vision globale qui permet de conclure objectivement sur le niveau de risque réel.
L’évaluation des risques ne sert pas uniquement à conclure sur la sécurité d’un produit. Elle permet également de définir des mesures de gestion proportionnées, telles que :
Ces mesures contribuent à maîtriser l’exposition et à assurer un usage sûr, tout en fournissant une information claire et proportionnée.
Le règlement (UE) 2023/988 relatif à la sécurité générale des produits impose aux opérateurs économiques de ne mettre sur le marché que des produits ne présentant pas de risque inacceptable pour la santé et la sécurité des consommateurs.
Dans ce contexte, l’évaluation des risques appliquée aux parfums d’intérieur constitue une démarche :
Elle permet de dépasser les idées reçues et d’aborder la sécurité avec rigueur et objectivité.
Les débats médiatiques autour des parfums d’intérieur ont le mérite de sensibiliser le public, mais ils doivent éviter les raccourcis entre naturalité, origine des matières et toxicité.
La réalité est plus complexe : la sécurité d’un parfum d’intérieur ne se décrète pas, elle s’évalue.
Seule une évaluation des risques sanitaires, fondée sur le danger et l’exposition, permet de conclure sur l’absence de risque inacceptable dans des conditions d’usage définies, tout en respectant les exigences réglementaires européennes.
EcoMundo accompagne les marques, fabricants et distributeurs dans l’évaluation des risques, la gestion du risque et la conformité réglementaire des produits de parfumerie d’intérieur mis sur le marché européen.
👉 Vous souhaitez sécuriser votre mise sur le marché ou structurer votre démonstration de sécurité ?
Contactez EcoMundo pour un accompagnement sur mesure (évaluation des risques, justification scientifique, exigences réglementaires et documentation associée).
Non. L’origine ne permet pas à elle seule de conclure : le risque dépend du danger et de l’exposition.
Non. Elles varient fortement selon la formulation, le mode de diffusion et les conditions d’utilisation.
Parce qu’elle peut conduire à la formation de substances secondaires, et modifier le profil d’émission.
Une évaluation des risques sanitaires sur le produit fini, basée sur des scénarios d’usage représentatifs.