
À partir du 5 février 2027, les entreprises qui souhaitent bénéficier des redevances réduites applicables aux PME dans le cadre de l’enregistrement REACH de leurs substances devront faire valider leur catégorie de taille par l’ECHA avant le dépôt de leur dossier d’enregistrement. Une évolution qui impose d’anticiper la vérification de la taille de l’entreprise et de préparer les justificatifs bien en amont du dossier d’enregistrement.
À retenir
L'objectif de cette réforme est de sécuriser davantage l'application des réductions des redevances accordées aux microentreprises, petites et moyennes entreprises. Mais pour les déclarants, elle introduit surtout une nouvelle contrainte de planification.
Lorsqu'une entreprise soumet un enregistrement REACH, sa catégorie de taille intervient directement dans le calcul de la redevance à payer.
Les PME bénéficient de frais réduits. Elles doivent donc déclarer correctement leur catégorie dans REACH-IT et être en mesure de la justifier.
Jusqu'à présent, l'ECHA pouvait vérifier cette déclaration après la soumission du dossier d’enregistrement. L'Agence mène d'ailleurs déjà des contrôles auprès des entreprises ayant déclaré un statut de microentreprise, petite ou moyenne entreprise.
En cas de déclaration incorrecte, l'entreprise doit payer la différence entre la redevance correspondant à la catégorie réellement applicable et la redevance initialement acquittée. Des frais administratifs sont appliqués.
À partir du 5 février 2027, le principe change : la PME devra obtenir la validation de son statut avant de pouvoir bénéficier des frais réduits.
Le règlement modifiant le régime des redevances d’enregistrement REACH introduit une procédure de vérification ex ante.
Une microentreprise, petite entreprise ou moyenne entreprise souhaitant bénéficier des redevances réduites devra demander à l'ECHA de valider sa taille avant la soumission de son dossier.
La demande devra être effectuée au moins deux mois avant le dépôt concerné. L'ECHA statuera dans un délai de deux mois à compter de la réception de l'ensemble des documents pertinents.
Ce calendrier est essentiel. Une entreprise qui prépare un enregistrement ne pourra donc plus attendre que son dossier IUCLID soit finalisé pour commencer à s'intéresser à sa catégorie de taille.
Exemple
Une entreprise prévoit de déposer un enregistrement REACH le 15 juin 2027 et souhaite bénéficier du tarif PME.
Elle devra avoir engagé sa demande de validation de taille au plus tard deux mois avant ce dépôt. En pratique, il sera préférable de lancer la démarche nettement plus tôt, notamment si la structure du groupe est complexe ou si certains justificatifs doivent être obtenus auprès d'autres sociétés.
L'ECHA recommande d'anticiper la demande afin de disposer de suffisamment de temps pour répondre à d'éventuelles demandes de documents complémentaires.
C'est probablement l'un des principaux points d'attention pour les entreprises.
Pour déterminer si une société est une microentreprise, une petite ou une moyenne entreprise au sens du droit européen, il ne suffit pas de regarder ses effectifs.
L'ECHA rappelle que la définition applicable est celle de la recommandation 2003/361/CE de la Commission européenne. L'analyse doit notamment tenir compte des éventuelles relations avec des entreprises partenaires ou liées.
Cela peut modifier sensiblement les données à prendre en compte. Une entreprise qui semble être une PME lorsqu'elle est considérée isolément peut, selon sa structure capitalistique, devoir intégrer certaines données d'autres entreprises dans la détermination de sa catégorie.
La demande de validation nécessite des informations relatives :
Pour un Représentant Exclusif (OR - Only Representative), l'analyse doit être réalisée sur la base des données de l'entreprise non européenne représentée, en tenant également compte des entreprises partenaires et liées pertinentes.
La détermination de la taille devient donc une véritable analyse réglementaire et financière, et non une simple information administrative à renseigner dans REACH-IT.
Lorsque l'ECHA a reconnu la catégorie de taille de l'entreprise, cette reconnaissance restera valable pendant trois ans à compter de la décision de l'Agence.
L'entreprise n'aura donc pas à recommencer la procédure avant chaque nouvel enregistrement ou chaque nouvelle soumission pendant cette période.
Le dispositif prévoit également une possibilité de renouvellement simplifié sous certaines conditions lorsque la taille de l'entreprise n'a pas changé.
L'enjeu est financier.
Si l'ECHA ne reconnaît pas le statut PME demandé, l'entreprise ne pourra pas bénéficier de la réduction correspondant à cette catégorie. Une charge administrative peut également être appliquée.
Le système actuel illustre déjà l'importance de cette vérification : l'ECHA indique qu'une déclaration erronée peut entraîner le paiement de la différence de frais ainsi qu'une charge administrative pouvant atteindre 19 900 euros dans le cadre des vérifications actuelles.
Il est donc préférable de sécuriser la qualification de l'entreprise avant le dépôt, plutôt que de devoir corriger sa déclaration après coup.
La réforme concerne directement les entreprises qui envisagent des dépôts à partir du 5 février 2027.
Il est donc pertinent de ne pas attendre 2027 pour préparer la transition.
Cette première étape permet d'identifier les échéances qui devront intégrer la nouvelle procédure.
La catégorie PME doit être déterminée selon les critères européens applicables et non selon une définition interne de l'entreprise.
Une attention particulière doit être portée aux groupes, participations et relations avec d'autres entreprises.
C'est souvent ici que se situe la principale difficulté.
Il faut identifier les sociétés dont les données doivent être intégrées au calcul et déterminer les informations financières et sociales qui devront être récupérées.
Il est recommandé de préparer en amont les documents permettant de démontrer :
La vérification de la taille doit désormais apparaître comme une étape du projet réglementaire, au même titre que la préparation du dossier IUCLID, la vérification de conformité ou la soumission dans REACH-IT.
Avant le dépôt d'un dossier d’enregistrement REACH à partir du 5 février 2027 :
La nouvelle procédure ne transforme pas les critères permettant de déterminer si une entreprise est une PME au sens européen. Elle modifie surtout le moment où cette qualification doit être sécurisée.
Le passage d'une logique de contrôle potentiellement réalisé après le dépôt à une validation préalable impose aux entreprises de revoir leur organisation.
Pour les sociétés appartenant à un groupe, les fabricants ou importateurs réalisant plusieurs enregistrements, ainsi que les représentants exclusifs, cette anticipation peut être particulièrement importante.
À compter du 5 février 2027, la question « Sommes-nous une PME au sens de REACH ? » devra être traitée bien en amont de la soumission du dossier d’enregistrement.
Pour les entreprises concernées, l'enjeu est donc d'anticiper : identifier la catégorie applicable, documenter son analyse et obtenir la validation suffisamment tôt pour ne pas retarder la soumission du dossier d’enregistrement REACH.
Une bonne préparation en 2026 permettra de transformer cette nouvelle exigence en une étape maîtrisée du processus d'enregistrement. EcoMundo vous propose un accompagnement pour vos enregistrement REACH et tous les processus qui en découle. Contactez nos experts pour discuter de vos besoins.
À partir du 5 février 2027, les entreprises qui souhaitent bénéficier des redevances réduites applicables aux PME dans le cadre de l’enregistrement REACH de leurs substances devront faire valider leur catégorie de taille par l’ECHA avant le dépôt de leur dossier d’enregistrement. Une évolution qui impose d’anticiper la vérification de la taille de l’entreprise et de préparer les justificatifs bien en amont du dossier d’enregistrement.
À retenir
L'objectif de cette réforme est de sécuriser davantage l'application des réductions des redevances accordées aux microentreprises, petites et moyennes entreprises. Mais pour les déclarants, elle introduit surtout une nouvelle contrainte de planification.
Lorsqu'une entreprise soumet un enregistrement REACH, sa catégorie de taille intervient directement dans le calcul de la redevance à payer.
Les PME bénéficient de frais réduits. Elles doivent donc déclarer correctement leur catégorie dans REACH-IT et être en mesure de la justifier.
Jusqu'à présent, l'ECHA pouvait vérifier cette déclaration après la soumission du dossier d’enregistrement. L'Agence mène d'ailleurs déjà des contrôles auprès des entreprises ayant déclaré un statut de microentreprise, petite ou moyenne entreprise.
En cas de déclaration incorrecte, l'entreprise doit payer la différence entre la redevance correspondant à la catégorie réellement applicable et la redevance initialement acquittée. Des frais administratifs sont appliqués.
À partir du 5 février 2027, le principe change : la PME devra obtenir la validation de son statut avant de pouvoir bénéficier des frais réduits.
Le règlement modifiant le régime des redevances d’enregistrement REACH introduit une procédure de vérification ex ante.
Une microentreprise, petite entreprise ou moyenne entreprise souhaitant bénéficier des redevances réduites devra demander à l'ECHA de valider sa taille avant la soumission de son dossier.
La demande devra être effectuée au moins deux mois avant le dépôt concerné. L'ECHA statuera dans un délai de deux mois à compter de la réception de l'ensemble des documents pertinents.
Ce calendrier est essentiel. Une entreprise qui prépare un enregistrement ne pourra donc plus attendre que son dossier IUCLID soit finalisé pour commencer à s'intéresser à sa catégorie de taille.
Exemple
Une entreprise prévoit de déposer un enregistrement REACH le 15 juin 2027 et souhaite bénéficier du tarif PME.
Elle devra avoir engagé sa demande de validation de taille au plus tard deux mois avant ce dépôt. En pratique, il sera préférable de lancer la démarche nettement plus tôt, notamment si la structure du groupe est complexe ou si certains justificatifs doivent être obtenus auprès d'autres sociétés.
L'ECHA recommande d'anticiper la demande afin de disposer de suffisamment de temps pour répondre à d'éventuelles demandes de documents complémentaires.
C'est probablement l'un des principaux points d'attention pour les entreprises.
Pour déterminer si une société est une microentreprise, une petite ou une moyenne entreprise au sens du droit européen, il ne suffit pas de regarder ses effectifs.
L'ECHA rappelle que la définition applicable est celle de la recommandation 2003/361/CE de la Commission européenne. L'analyse doit notamment tenir compte des éventuelles relations avec des entreprises partenaires ou liées.
Cela peut modifier sensiblement les données à prendre en compte. Une entreprise qui semble être une PME lorsqu'elle est considérée isolément peut, selon sa structure capitalistique, devoir intégrer certaines données d'autres entreprises dans la détermination de sa catégorie.
La demande de validation nécessite des informations relatives :
Pour un Représentant Exclusif (OR - Only Representative), l'analyse doit être réalisée sur la base des données de l'entreprise non européenne représentée, en tenant également compte des entreprises partenaires et liées pertinentes.
La détermination de la taille devient donc une véritable analyse réglementaire et financière, et non une simple information administrative à renseigner dans REACH-IT.
Lorsque l'ECHA a reconnu la catégorie de taille de l'entreprise, cette reconnaissance restera valable pendant trois ans à compter de la décision de l'Agence.
L'entreprise n'aura donc pas à recommencer la procédure avant chaque nouvel enregistrement ou chaque nouvelle soumission pendant cette période.
Le dispositif prévoit également une possibilité de renouvellement simplifié sous certaines conditions lorsque la taille de l'entreprise n'a pas changé.
L'enjeu est financier.
Si l'ECHA ne reconnaît pas le statut PME demandé, l'entreprise ne pourra pas bénéficier de la réduction correspondant à cette catégorie. Une charge administrative peut également être appliquée.
Le système actuel illustre déjà l'importance de cette vérification : l'ECHA indique qu'une déclaration erronée peut entraîner le paiement de la différence de frais ainsi qu'une charge administrative pouvant atteindre 19 900 euros dans le cadre des vérifications actuelles.
Il est donc préférable de sécuriser la qualification de l'entreprise avant le dépôt, plutôt que de devoir corriger sa déclaration après coup.
La réforme concerne directement les entreprises qui envisagent des dépôts à partir du 5 février 2027.
Il est donc pertinent de ne pas attendre 2027 pour préparer la transition.
Cette première étape permet d'identifier les échéances qui devront intégrer la nouvelle procédure.
La catégorie PME doit être déterminée selon les critères européens applicables et non selon une définition interne de l'entreprise.
Une attention particulière doit être portée aux groupes, participations et relations avec d'autres entreprises.
C'est souvent ici que se situe la principale difficulté.
Il faut identifier les sociétés dont les données doivent être intégrées au calcul et déterminer les informations financières et sociales qui devront être récupérées.
Il est recommandé de préparer en amont les documents permettant de démontrer :
La vérification de la taille doit désormais apparaître comme une étape du projet réglementaire, au même titre que la préparation du dossier IUCLID, la vérification de conformité ou la soumission dans REACH-IT.
Avant le dépôt d'un dossier d’enregistrement REACH à partir du 5 février 2027 :
La nouvelle procédure ne transforme pas les critères permettant de déterminer si une entreprise est une PME au sens européen. Elle modifie surtout le moment où cette qualification doit être sécurisée.
Le passage d'une logique de contrôle potentiellement réalisé après le dépôt à une validation préalable impose aux entreprises de revoir leur organisation.
Pour les sociétés appartenant à un groupe, les fabricants ou importateurs réalisant plusieurs enregistrements, ainsi que les représentants exclusifs, cette anticipation peut être particulièrement importante.
À compter du 5 février 2027, la question « Sommes-nous une PME au sens de REACH ? » devra être traitée bien en amont de la soumission du dossier d’enregistrement.
Pour les entreprises concernées, l'enjeu est donc d'anticiper : identifier la catégorie applicable, documenter son analyse et obtenir la validation suffisamment tôt pour ne pas retarder la soumission du dossier d’enregistrement REACH.
Une bonne préparation en 2026 permettra de transformer cette nouvelle exigence en une étape maîtrisée du processus d'enregistrement. EcoMundo vous propose un accompagnement pour vos enregistrement REACH et tous les processus qui en découle. Contactez nos experts pour discuter de vos besoins.